« Un chemin dans le chaos » : entre douleur et force nouvelle

Publié le 05.12.2024

Bonjour mes très chers et bienveillants Conseillers,

Bienveillance ne signifie pas dire les choses que l’autre a envie d’entendre, mais bien de dire, aussi, ce qu’elle n’a pas envie d’entendre, avec respect et douceur. Pourquoi blesser ? Pourquoi agresser ?

La semaine dernière, je vous ai demandé de choir (Oh le joli lapsus ! De « choisir » bien sûr !) entre deux modèles de couvertures que j’avais réalisés avec l’aide de l’IA. J’avais cherché pendant des heures sur différentes bases de données, et je n’avais pas trouvé d’image qui correspondait à mon idée. Je pensais à la petite fille brûlée au napalm et à la petite afghane aux yeux verts, et il était franchement impossible pour moi de choisir une vraie photo de guerre pour la promotion d’un livre dont l’histoire est imaginaire… Un peu de respect tout de même !

Alors je me suis tournée vers l’IA de Canva.

J’ai, comme vous le savez, partagé mes brouillons ici et sur mes différents réseaux. Je n’ai pas caché que l’IA était à l’origine de mes images. D’ailleurs, sur les sites de banques de données, vous verrez que la plupart des illustrations proposées ont été créées à partir de l’IA. Bien sûr, j’adorerais travailler avec un illustrateur, un correcteur et, surtout, un distributeur…

Mais j’ai fait le choix de travailler en indépendance,

c’est-à-dire, sans avoir à vendre les droits de mes livres à des maisons d’édition qui n’en feraient peut-être rien… Et également avec un budget restreint. J’ai beau croire en moi et en mes histoires, sans promotion, elles ne toucheront personne… Je dois donc assurer toutes les tâches inhérentes à ce choix. De l’idée, à la rédaction, puis la correction, la mise en page, le choix de la couverture, la distribution ensuite, et le marketing avec la communication… Est-ce que parce que je suis débutante, est-ce que parce que je me consacre entièrement à ce projet, est-ce que parce que, du coup, je n’ai pas d’argent à investir, je devrais arrêter ?

J’ai eu de nombreux très bons retours, des avis, souvent justifiés et motivés, quant à mes deux couvertures… Et je remercie tous ceux qui ont participé à ce petit sondage. J’étais dans un état euphorique et très heureuse de l’effervescence que mes couvertures avaient provoquée. Il faut savoir que pour espérer vendre, il faut souvent se conformer aux codes des maisons d’édition, et donc suivre leurs modèles… Mais je ne suis pas illustratrice, et je ne m’en suis d’ailleurs jamais vantée ! Et, surtout, je n’ai pas la prétention de savoir faire aussi bien !

J’en profite pour passer un appel…

Y aurait-il parmi vous des illustrateurs, correcteurs certifiés, distributeurs, et j’en passe, prêts à travailler bénévolement pour m’aider à faire découvrir mes histoires en attendant que j’aie les moyens de les rémunérer ? C’est gonflé, n’est-ce pas ? C’est pourtant ce que l’on m’a conseillé de faire… Demander des bénévoles… Et honnêtement, si vous me demandez d’écrire votre histoire bénévolement, je refuserai… Tout travail mérite reconnaissance, et rémunération.

Donc je tiens à remercier tous ceux qui ont chaleureusement contribué à mon choix… Enfin, plutôt à ceux qui ont fait leur choix, parce que je reste dubitative ! Je n’ai pas pu faire le mien entre les deux couvertures… Mais j’ai fait avec les moyens du bord, et le plus important, de mon mieux…

Et je m’en suis voulue de vous avoir « effacés », d’avoir oublié votre accueil et votre enthousiasme, à cause de personnes mal intentionnées.

Je suis toujours surprise et déçue

devant l’entrain de certains à vouloir blesser. Je veux savoir les choses, qu’elles soient bonnes ou mauvaises… Mais lorsque les critiques ne sont ni construites ni même, parfois, justifiées, j’ai mal. C’est bête, ça signifie que ces personnes gagnent… Mais qui sont-elles, cachées derrière leur écran, prêtes à démolir ceux qui travaillent à ce qu’elles-mêmes sont finalement incapables de faire ? Qui sont-elles pour se sentir importantes en marchant sur les autres ? Comment peuvent-elles ensuite vous oublier et passer à leur prochaine victime sans aucun scrupule ?

On m’a toujours dit qu’il faudrait que je me blinde, que j’occulte… Je crois moi, au contraire, que les sensibles ont toute leur place dans ce monde qui part en cacahuète… La poésie, la douceur, la tendresse y manquent cruellement. Et si je n’étais pas « souffrante » de cette sensibilité, mon écriture n’aurait plus aucun intérêt…

J’ai eu le droit à des mots durs

comme « travail bâclé », « cliché », « piètre qualité », « banal », « malhonnête », « cheap », et j’en passe. Mais lorsque j’ai regardé les profils de ces personnes, je n’ai pu déterminer si elles appartenaient au monde de l’écriture ou même à celui de l’édition… Et je crois que ce qui m’a le plus blessée, c’étaient les retours de ces personnes sur ma publication pour s’encourager les unes les autres en se mettant des « j’aime »… Bref, j’ai rencontré mes premiers « haters ».

Heureusement, j’ai fini par me rendre compte que je vous oubliais vous ! Et j’ai eu le soutien de personnes qui m’ont encouragée à tenir et à persévérer. Je suis donc revenue, dès le lendemain matin, plus forte et j’ai publié mon livre avec sa couverture.

Pour terminer, et répondre à mes détracteurs, je souhaite donner quelques informations qui leur échappent, semble-t-il… Au sujet de l’IA. Puisque vous n’êtes pas assez malins, ou curieux, pour vous renseigner… L’IA fait déjà partie de votre quotidien. Vous faites (soi-disant) appel à des illustrateurs, à des correcteurs, etc… Et d’après vous, aucun d’entre eux ne l’utilise ? Elle nous copie, certes, mais n’est-ce pas ce que chacun d’entre nous, qu’il le veuille ou non, fait depuis toujours ? Copier les autres, les prendre pour modèles, et parfois tenter de faire mieux qu’eux ? N’utilisez-vous jamais le correcteur de votre traitement de texte ? Ou même Google ? J’imagine que vous aurez compris et ne souhaite plus débattre sur le sujet. Je m’arrête donc là, le reste vous appartient…

Mais cessez donc de jouer les hypocrites,

et de piétiner les autres, cela ne fait pas de vous de « grandes » personnes. Tentez d’utiliser les outils à votre disposition et d’en faire de belles choses, et surtout, ne le cachez pas. Ou alors commencez par éteindre vos ordinateurs et vos téléphones… Quant à moi, j’écris toute seule, mais j’utilise les artifices que l’IA me propose pour mettre mes livres en valeur comme le correcteur et le dictionnaire des synonymes par exemple.

Surtout, prenez soin de vous, tentez d’être heureux… Vous aurez moins de temps pour aller baver sur le travail des autres…

Enfin, on m’a dit que lorsque les « haters » commençaient à s’en prendre à vous, c’est que vous les dérangiez, que vous commenciez à vous faire remarquer… Alors merci beaucoup pour la pub !

Quant à vous, mes chers Conseillers, je vous remercie de tout mon cœur…

Et vous, vous arrive-t-il de vous laisser submerger ?

A jeudi !

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Je suis

Gwenn A. Elle
Gwenn A. ELLE auteure

Auteure de thrillers psychologiques et romans sensibles. 11 livres publiés, une plume qui ne vous laissera pas indifférent.

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