Publié le 28.11.2024
Bonjour à tous !
Aujourd’hui, je vous propose de rencontrer Bertrand Solves, hypnotiseur et hypnothérapeute, qui a eu la gentillesse d’accepter de réaliser cette interview. Au delà de l’intérêt que ses connaissances peuvent m’apporter dans l’écriture, il peut également aider à guérir certains de vos maux… Belle découverte !
— Bienvenue à ceux qui nous écoutent.
Moi, c’est Gwenn A. Elle. Je suis auteure indépendante. J’ai autoédité 5 livres dont deux thrillers, et ça fait quelques mois que l‘on discute… Donc la deuxième personne est hypnothérapeute et hypnotiseur, Bertrand Solves.
— Oui.
— Moi, je suis en Bretagne et toi, tu es du côté de Perpignan.
— C’est ça.
— On échange souvent parce que j’ai plein de questions sur l’hypnose, l’hypnothérapie, les spectacles,… Je trouve que c’est quelque chose de fascinant, et j’envisage de l’utiliser dans mes livres. Mais je n’en suis pas là, parce que c’est complexe, et parce que j’ai plein de questions. Du coup, je vais résumer ce que c’est exactement, ou plutôt, ce que j’en sais…
Donc le terme « hypnose »
désigne les états modifiés de conscience et les techniques. Elle peut être voulue, consentie ou subie, avec, ou sans intervention humaine. Ça peut aller de la berceuse au bébé, à l’absorption de substances. Ça peut être des sons, des rythmes, des vibrations… On peut se retrouver dans des états hypnotiques plus ou moins profonds. Les effets de l’hypnose, sont la modification de la vigilance, des repères spatio-temporels, l’anesthésie aussi. On m’a d’ailleurs déjà proposé, à la place d’une anesthésie, de m’hypnotiser. Ça peut aussi provoquer des hallucinations, des analgésies, donc en rapport avec la douleur,… Et l’expérience va dépendre de la personnalité, du contexte, de la profondeur de l’état, et puis aussi, j’imagine, du praticien.
— Oui.
— On parle aussi d’hypnose spontanée et d’autohypnose.
Mais l’expert, c’est toi. Est-ce que tu veux commencer par te présenter ? Parce que tu as deux casquettes.
— Oui ! Je fais des spectacles de mentalisme, mais ce que je pratique le plus, c’est la thérapie en hypnose, un peu en spectacle, ou en salon. Ce qui est sympa dans ce contexte-là, c’est que les gens peuvent se rendre compte de ce qui peut se passer sous hypnose, et ça reste intéressant. Ce n’est pas que du spectacle, les personnes vivent des choses fortes, et intéressantes pour eux.
— En spectacle, les gens viennent juste pour l’expérience, ou il y a une demande, quelque chose à modifier ?
— Je ne vais pas travailler sur le thérapeutique en spectacle, même si on peut amener, comme dans des rêves d’idées, à faire en sorte qu’ils se sentent bien, ou qu’ils aient moins de stress, qu’ils repartent quand même avec quelque chose d’intéressant.
— Qu’est-ce que tu peux, par exemple, les amener à faire dans une séance spectacle ?
— Le changement des perceptions, par exemple.
C’est hyper intéressant. J’ai été inspiré par un grand charpentier appelé Jésus, qui a transformé l’eau en vin, et je me suis amusé à transformer l’eau en bière pour l’un des spectateurs…
— Donc l’un des spectateurs a cru qu’il buvait de la bière alors que c’était de l’eau ?
— C’est ça !
— Ça peut être économique ! (rires)
— C’est ça ! Je lui ai demandé ce qu’il aimait comme boisson alcoolisée, et il m’a donné le nom d’une bière. Du coup, on a fait en sorte que dans la soirée, à chaque fois qu’il buvait de l’eau, elle avait le goût de cette bière-là.
— Et ça avait le goût, mais est-ce que ça avait les effets ?
— Les effets, je les ai modifiés. On a accéléré l’état d’ébriété, en mettant l’accent sur les effets positifs de cet état-là, et la personne a passé une très très bonne soirée, bien qu’elle ne tenait plus debout…
— Ça, c’est rigolo !
— C’était marrant. Pour nous aussi c’était sympa… Lui, et les personnes qui regardaient, ont pu avoir un aperçu de ce qui peut se passer sous hypnose. En modifiant les perceptions, d’un point de vue thérapeutique, il y a déjà beaucoup de travail qui peut se faire.
— Mais ça fait un peut peur : tu peux nous faire croire n’importe quoi.
— Là, on sort du contexte de l’hypnose, parce que la différence entre le spectacle et la thérapie, c’est qu’au niveau thérapeutique, on va lier le plus de choses possibles pour la personne, pour qu’elle l’intègre réellement. Dans un contexte de spectacle, et sur l’instant, même si on faisait une erreur, ce qui n’arrive pas normalement, mais même si on laissait la personne comme ça, elle redeviendrait normale très rapidement.
— D’accord.
— Par rapport à ça, on serait plus dans de la technique de manipulation dans une mauvaise intention, et dans du conditionnement aussi, c’est-à-dire qu’il faudrait répéter les choses plusieurs fois avant d’aller plus loin.
— Là, j’ai fait un bond.
Je suis passée directement aux effets, ou peut-être aux conseils ou aux méfiances qu’il faut savoir, mais du coup j’ai un peu digressé. En soins, quels seraient les domaines d’intervention ? Et puis les lieux possibles, ou les clients (ou patients ?) possibles ?
— Ça peut être très varié. Ça peut aller du simple stress ou du manque de confiance en soi, jusqu’à certains traumatismes très profonds. Ça peut être sur la gestion de douleurs chroniques aussi, par exemple, et puis ça dépend des personnes.
— Par exemple, arrêter de fumer ?
— Ah oui ! Arrêter de fumer, c’est marrant parce que ça se fait très très bien. On a des personnes de tous milieux par rapport à ce phénomène-là. Et je pense que plus on est profondément dans un état d’hypnose, plus les effets sont immédiats. Mais sur les dernières personnes que j’ai pu traiter, il en y a une qui m’a prouvé le contraire, qui n’est pas partie très loin en état d’hypnose, et qui a arrêté instantanément. C’est fort. Ça doit dépendre aussi de sa volonté…
— C’était dans le contexte de l’arrêt de fumer aussi ?
— Oui ! C’était pour l’arrêt du tabac. Mais pas que du tabac pour cette personne-là. C’est ça qui a été compliqué d’ailleurs. Elle fumait certaines substances illicites aussi.
— Alors peut-être que c’était un ensemble, et que la personne n’était pas prête ?
— Voilà. Il est venu, on a fait une séance. C’était très compliqué parce qu’il y a certaines drogues qui vont ralentir le fonctionnement cérébral, et c’est plus compliqué d’aller dans un état d’hypnose sous ces substances-là. Comme l’alcool finalement, c’est pareil, c’est pas quelque chose qui va aider. À un certain degré, ça va aider, parce que c’est un désinhibant, à un certain degré, c’est insupportable, parce que déjà même sans hypnose, on ne peut pas raisonner la personne, et sous hypnose, c’est encore pire.
— Oui ça paraît logique, et en même temps, ça aurait pu être une aide.
— Un verre ou deux, ça peut être une aide, effectivement, parce qu’il y a certaines barrières qui sautent. Par contre, pour d’autres, c’est pas possible. Le cerveau ne fonctionne plus assez bien.
— D‘autres domaines d’intervention ?
Est-ce que tu as d’autres exemples ?
— Ça se pratique aussi en milieu hospitalier pour certaines interventions, comme on a pu te proposer.
— Oui !
— C’est selon les interventions. Quand ce sont de grosses interventions, il y a quand même une anesthésie locale qui est faite. C’est vraiment un appui avec l’anesthésie parce que ce n’est pas un effet constant. C’est un effet qui varie. Donc c’est une aide en plus. Après, pour la performance physique, c’est intéressant pour beaucoup de choses : pour des blocages…
— La performance physique, c’est-à-dire ? T’as réussi à faire porter quelque chose de trop lourd à quelqu’un ?
— C’était à la salle de sport, quand j’y allais encore, un ami que je connais, qui n’arrivait pas… Pour des performances physiques autres, ça se fait aussi. Pour tout ce qui est trouble sexuel, ça se travaille aussi d’ailleurs.
— D’accord.
— Là, c’était vraiment pour de la performance physique pure.
Il y avait des paliers qu’il n’arrivait pas à dépasser en développé couché et en soulevé de terre. Et je crois qu’il a pu rajouter, de mémoire, une vingtaine de kilos, par contre de terre, je ne me rappelle plus.
— Je ne suis pas très sportive, ça ne me parle pas beaucoup, mais vingt kilos, c’est déjà pas mal, je crois !
— Au point où il en était, c’était déjà tendu !
— D‘accord ! Et du coup, qui peuvent être tes… J’imagine que tu dis « patients » quand tu es plutôt en soin ?
— Normalement, c’est interdit.
— Tu n’es pas praticien…
— Voilà.
— Alors comment tu dis ?
— On doit dire « clients ».
— Tes « soignés » si tu préfères…
Moi, je dis bien mes « conseillers », en parlant de ceux qui me lisent sur le blog, parce qu’ils me conseillent.
— Oui ! Tout à fait. Ça peut être un mot intéressant.
— Du coup, qui peuvent être tes « soignés », ou tes employeurs ?
— Ça dépend. C’est du bouche à oreille, donc ça varie. La dernière personne que j’ai eue en soin, c’était une dame âgée avec des insuffisances respiratoires, qui était en stress parce que son mari est en maison de repos… Elle fait des piqûres régulièrement qui lui font horriblement mal, donc on a travaillé là-dessus, de manière à ce qu’elle puisse le vivre plus sereinement. Ça marche en sport aussi, parce qu’on va dépasser des paliers…
— Je rigole : je me dis que tu es préparateur physique du coup !
— Ben ça peut être sympa, pour récupérer une certaine confiance, même par rapport au sport, quand on a une blessure, ou par rapport à plein de traumas… Les clients que je reçois peuvent être de tous milieux, tous types de personnes,… Il n’y a pas de règle là-dessus.
— C‘est plutôt des problèmes psychologiques que tu vas gérer ?
— Souvent, on vient me voir pour un manque de confiance… En ce moment, j’ai deux trucs qui me reviennent régulièrement, qui me fatiguent. On vient me voir pour du « lâcher prise » ou pour « être la meilleure version de soi-même », pour arrêter de procrastiner,… C’est insupportable parce qu’on en a besoin. Tu procrastines, ok. Mais tu ne fais pas rien en fait, t’es en train de faire quelque chose. C’est juste que tu es en train de faire ce qui te plaît le plus, plutôt que ce que tu dois faire. T’as juste à trouver du plaisir à ce que tu fais généralement, mais si effectivement, à chaque fois que tu as un moment, tu ne laisses pas ton cerveau s’ennuyer et réfléchir, et que tu prends le téléphone et regardes des vidéos… On a besoin de ce temps d’attente aussi. On n’est pas faits pour être tout le temps sur des écrans et à ingurgiter des informations.
— C’est vrai que ça passe mieux de dire que la personne n’est pas sur les écrans, qu’elle est plutôt en train de méditer…
— Mais c’est ça… Si tu veux, tu te poses, tu prends vraiment le temps de faire les choses,… On ne peut pas aller super vite en permanence, c’est pas possible. Le cerveau a besoin de temps pour intégrer l’information. Mais on peut accélérer les choses. J‘ai pu travailler pour une fille, pour des cours de guitare…
— Justement ! J’allais te demander si quelqu’un pouvait d’un coup être un bon musicien…
— Non, mais tu peux accélérer le processus d’apprentissage, ce qui est super intéressant. Et pour certaines techniques qui sont plus physiques que cérébrales, je l’ai faite travailler normalement. Après ça, sous hypnose on a travaillé mentalement ce qui s’était passé pour qu’elle l’intègre mieux, comme si elle le jouait depuis longtemps. Et ensuite, on a retesté pour voir s’il y avait du mieux ou pas, et j’ai pu constater qu’il y en avait. Il y a plus de liens qui doivent se faire à mon sens. Je ne suis pas neurologue, mais le mouvement est beaucoup plus fluide, beaucoup plus rapide, beaucoup plus direct. Il y a des choses, comme ça, qui peuvent se faire.
— C’était une sorte de petit caprice, ou elle en a besoin pour sa carrière ?
— Elle stressait. Elle en a besoin parce qu’elle est devenue intermittente…
— Donc c’est pas un caprice genre « Tiens je veux devenir musicien »…
— Elle se rend compte qu’elle a des manques. Il y a des jeunes qui arrivent, qui sont meilleurs. Par rapport à certains manques sur la théorie aussi, pour lesquels elle a besoin de se rassurer… Donc on a fait en sorte qu’elle trouve du plaisir, même à travailler la théorie, parce qu’elle ne supportait pas ça du tout, et certaines techniques, pour aller plus vite. J’ai pu faire ce test-là avec elle, du coup j’étais assez content.
— En combien de séances du coup ?
— Pour elle, j’en ai fait deux.
— D’accord. Et est-ce qu’il y a un nombre de séances pour lequel tu te dis « Je ne peux pas faire mieux », ou est-ce qu’il y a un nombre limité de séances ? Ou, à la limite, est-ce que tu peux travailler régulièrement sur la même chose ?
— Alors généralement, non.
— C’est pas une question piège !
— Quand on vient travailler sur un problème, une séance suffit. Des fois, on peut revenir sur d’autres choses qui sont parallèles à ça.
— Parce qu’un problème peut être lié à d’autres, comme tu me l’avais expliqué…
— C‘est ça. Après, par rapport à la méthode que j’utilise maintenant, c’est quand même différent. J‘attends d’avoir d’autres retours aussi là-dessus, mais généralement, les gens se sentent transformés, se sentent mieux dans leur vie, appréhendent les choses différemment… C‘est très intéressant. La méthode que j’utilise maintenant, c’est celle de l’Institut Phénix, complexe à mettre en place, mais terriblement efficace. Jusqu’à maintenant, je n‘ai pas eu de mauvais retour.
— Du coup, je ne sais pas si tu veux parler de tes pratiques et de tes méthodes…
C’est peut-être un peu secret… Par contre, j’ai été un peu vite dans mes questions. Je ne t’ai pas demandé de raconter ton parcours.
— Mon parcours ? Ok.
— Tu pourrais être un charlatan ! Je t’ai présenté, j’ai donné un nom… Y’a un visage, mais est-ce que cette personne est réelle ? Et après tout, je suis auteure, je pourrais t’avoir inventé ! Je suis peut-être schizophrène !
— Je ne suis pas une Intelligence Artificielle ! (rires)
— Ah oui ! Ça pourrait aussi !
— Déjà, avant la période covid, je m’intéressais beaucoup à l’hypnose et j’ai découvert un livre qui s’appelait « Hypnose douce pour les enfants ». C’était des histoires à raconter… J’ai testé sur ma fille qui était très stressée, et j’ai vu qu’il y avait des résultats énormes par rapport aux nuits qu’elle passait. Entre le fait qu’elle bouge, les grincements de dents, et quand elle s’endormait, tendue, on aurait dit Dracula… C’était un truc de fou. Je crois qu’une semaine après, à peu près, ça a changé. Elle ne me réveillait plus la nuit. Ça a vraiment changé beaucoup de choses. À partir de là, j’ai commencé à creuser, et je suis tombé sur pas mal de choses sur l’hypnose.
J’en ai testé, mais sans faire de thérapie, juste comme ça, pour moi, pour voir…
Et après, j’ai décidé de partir en formation pour faire de la thérapie. J’ai vu que ça se faisait dans plein d’endroits, que ça pouvait traiter plein de choses différentes… Donc j’ai fait une première formation chez Synapse, qui était sympa. Mais ça n’a pas répondu à toutes mes attentes, ni à toutes mes questions. Après, j’ai découvert l’hypnotiseur Raymi Phenix, qui a été mon formateur après. Je l’ai vu dans plein de petites vidéos courtes et je l’ai trouvé énorme, vraiment très très fort. J’ai fait trois formations chez lui : hypnose directe, hypnose instantanée et les thérapies. Et là, j’ai eu toutes les réponses aux questions que je me posais. Je comprends les méthodes hypnotiques maintenant, même si je ne les gère pas encore toutes à la perfection. C’est énormément de travail. Donc j’ai terminé l’année dernière ma dernière formation.
— Mais tu continues à te former ? D’après ce que tu m’as dit, tu continues à lire, à tester…
— Oui, je continue, je regarde toujours des vidéos,…
Il y a des hypnos dont je suis très très fan et dont je continue à regarder des vidéos sur YouTube, notamment Anthony Galie, qui fait réellement de l’hypnose instantanée. J’ai beau comprendre comment il fait, je sais que je ne le gère pas comme lui. C‘est un travail de fou. Mais bon, c’est pas grave, ça viendra !
— Ben, je te le souhaite ! Ça fait peur un peu, mais on va y revenir après. Moi j’étais intéressée, surtout au départ, par l’hypnose, parce que j’avais vu des films où il se passait des choses comme : quelqu’un était hypnotisé et faisait un meurtre pour quelqu’un d’autre, des trucs qui me paraissaient complètement exagérés et impossibles, et en fait, avec du travail et quelqu’un qui serait plus facilement malléable… Enfin, malléable… Je pense que ça ne dépend pas forcément du caractère, mais d’après ce que j’ai compris, il y a des choses possibles.
— Effectivement, un hypnotiseur, Tom Silver, a fait des tests là-dessus. Mais encore une fois, pour en arriver aussi loin avec l’hypnose, pour faire ce genre de choses, il a prouvé que c’était possible, mais que c’était vraiment du conditionnement : pendant plus d’un mois, les sujets ont été hypnotisés tous les jours. On les faisait aller de plus en plus loin, jusqu’à ce qu’il y ait cet ordre là.
Mais on est sur du conditionnement.
Et pour qu’il puisse le faire, on est sur de la manipulation. Je ne vais pas donner plus de détails, mais hypnotiser quelqu’un et lui dire « Demain, tu vas tuer quelqu’un », même si l’ordre passe pendant la séance, le lendemain, il ne le fera pas. Ça va contre ses croyances profondes, il ne le fera pas. Mais avec du conditionnement et de la manipulation, oui ça peut passer.
— Est-ce que les gens qui ont fait ce test-là savaient d’avance ce qu’on allait leur faire faire ?
— Non, pas du tout. Je t’enverrai le lien de la vidéo de Youtube, elle est intéressante.
— On pourra peut-être le rajouter après l’interview… C‘est intéressant. Je ne vais pas continuer de te faire parler des expériences des autres, c’est plus pratique, je pense, pour toi, de parler des tiennes…
— Oui, mais je peux parler de ce que j’ai vu des autres, comme de mon formateur, Raymi Phoenix, ou d’Anthony Galie ou de Tom Silver. Ce sont des monuments, ces gens-là.
— Et les prérequis ?
Tu as déjà expliqué que le mieux, c’est que la personne soit demandeuse, qu’elle soit ouverte à l’hypnose,… Qu’est-ce qu’il faut autrement, par rapport à l’espace de travail, par exemple ? Si tu peux travailler en spectacle, c’est-à-dire devant du monde, et peut-être même avec du bruit, est-ce que ce sont les mêmes implications ? Est-ce que c’est mieux quand c’est calme, ou faut-il de la musique… ?
— Ça dépend. Le bruit, ça me gêne pas. Ça a plutôt même un effet qui va aider en fait par moments, donc c’est pas gênant. Mais effectivement, pour la thérapie, c’est quand même plus sympa pour la personne qui vient te voir, qui vient te parler d’un problème personnel, d’être au calme, de se sentir écoutée… Mais dans les spectacles, il y a toujours du bruit, du mouvement, des choses qui se passent, et de la musique… Ça aide, en général.
— Du coup, est-ce qu’il y a besoin d’accessoires, où est-ce que les accessoires sont vraiment plus pour le spectacle, et peut-être plus pour convaincre justement les gens ?
— Des accessoires ?
Non, quand je reçois des gens, j’ai deux fauteuils confortables pour qu’ils se sentent bien. (rires)
— D‘accord, donc les jeux de lumière, et la musique un peu magiques, c’est bon pour le spectacle.
— Ça peut marcher aussi. Il y a des gens chez qui ça marche. Je ne fais jamais partir deux personnes de la même manière. Des tests hypnotiques, il y en a plein, et ça reste de l’hypnose. Je vais utiliser certains tests hypnotiques pour que la personne ressente un petit peu ce qui se passe, et je vais la faire partir avec celui qui aura eu les meilleures réactions.
— D‘accord. Et est-ce qu’on te voit venir avec tes tests, ou est-ce que tu le fais comme ça, en discutant ? Je suis en train de me demander si… (rires)
— Ah non non ! Je le fais en direct, j’explique ce que je fais.
— Et quelles sont les limites de l’hypnose ?
Qu’est-ce qui n’est pas possible ? J‘ai des situations à la con qui me viennent à l’esprit, et ça ne marche pas… Je demandais « tuer quelqu’un ». Mais tu me dis que c’est faisable, avec beaucoup de travail et ça serait très compliqué… Ah ! « Oublier quelqu’un », par exemple ?
— Oublier complètement ? Je ne l’ai jamais fait, je n’ai jamais eu d’expérience là-dessus, donc je ne sais pas si c’est faisable ou pas.
— Là, je vais loin, c’est l’auteur qui parle !
— Mais on peut tout à fait penser que c’est faisable. Par rapport à certains traumatismes que des personnes ont vécus, avec ce qu’on appelle le gaslighting, on fait croire à une personne à une vie qu’elle n’a jamais vécue. Tout ce qu’elle dit, on le réfute. Ça finit par rendre fou. Au final, on finit par douter de ce que l’on pense. Déjà sans hypnose, on peut arriver à des choses assez folles, donc il ne serait pas étonnant que sous hypnose, on puisse y arriver aussi.
— C’est vrai que quand on est contre quelqu’un
qui va nier notre vision des choses, des fois on va se remettre soi-même en question.
Il n’y a pas forcément besoin de l’hypnose pour ça. Mais alors… Quelles sont les limites de l’hypnose ?
— Celles que l’on a au niveau cérébral. Le physique est une limite déjà.
— Oui ! Si tu me convaincs que je vais voler, je ne vais pas forcément arriver à voler !
— C’est ça ! Par contre, notre cerveau est capable de nous donner une idée de ce qu’on pourrait ressentir en volant, et si on est, par exemple, dans un rêve d’idée sous hypnose on va pouvoir voir et ressentir tout ce qui se passe, comme si on le vivait.
— D‘accord… Et sans faire de crise cardiaque à cause du vertige !
— Exactement. Il y a plein de sensations et d’émotions qu’on peut faire vivre en hypnose pour approfondir cet état hypnotique en spectacle, que ce soit le chaud, le froid, le fou-rire, la tristesse. Et on fait sentir ces émotions et les personnes les ressentent et quand on dit stop, ça s’arrête instantanément. Même si dans la réalité la personne a peur du vide et que dans un rêve d’idée, on la fait voler, à aucun moment, il y aura de la peur.
— Quel conseil tu donnerais ?
On a parlé tous les deux de se méfier des manipulateurs et des charlatans…
— C‘est compliqué de s’en prévenir parce que, quoi qu’il arrive, on se fait avoir régulièrement. Moi le premier, je vais dans un garage, je me fais avoir.
— Alors qu’est-ce que tu peux faire pour te protéger des manipulateurs ?
— Je lis les avis… Et généralement, je me fie à mon intuition. Je lui parle 5 minutes… Si vraiment, on ne se sent pas à l’aise avec la personne, on passe à autre chose. Ça n’évite pas tous les problèmes… Pour rassurer les gens, et puis pour me protéger moi, toutes les séances que je fais sont filmées. Je pose le téléphone, je filme sans coupure. Si tu as le moindre doute de quoi que ce soit ou si on me dit « Tu as fait ci ou ça », on a la vidéo. C’est important. Ça rassure les personnes qui viennent me voir, ça me rassure aussi, parce que je sais que rien ne peut se passer, la caméra est posée, c’est filmé, il n’y a rien de coupé… Et il n’y a pas de droit à l’image puisque les vidéos sont juste stockées.
— Et pour moi, qu’est-ce que tu pourrais faire
par rapport à l’écriture ? Peut-être convaincre les gens d’acheter mes livres ?
— D‘acheter, c’est compliqué.
— J’ai remarqué que c’était compliqué ! (rires)
— Le rappel visuel, pour les gens, est important. La publicité nous fait agir régulièrement dans notre petite journée. On ne s’en rend pas forcément compte. Il y a plein de manières d’amener la publicité pour que ça fonctionne, mais là, on rentre dans des états hypnotiques…
— C’était ma question ! Est-ce que tu peux convaincre les auditeurs et ceux qui vont regarder la vidéo de découvrir mes livres ?
— Il y a des choses qui peuvent marcher, mais ça sortirait du cadre alors je vais m’arrêter là… (rires) Mais la pub utilise très très bien beaucoup de procédés qu’on connaît en hypnose.
— D’accord. Ok. Je crois que je vais devoir m’offrir une séance pour avoir mes réponses… (rires)
— On en discutera en privé !
— On va voir si tu nous donnes plus d’informations avec la prochaine question : peux-tu convaincre les auditeurs, et lecteurs, et ceux qui vont regarder… De TE contacter ?
— De ME contacter… Forcer, c’est pas mon truc du tout, bien que j’ai fait beaucoup d’expériences là-dessus…
— Mais sans forcer ! Logiquement, c’est censé être pour une bonne cause…
— S’ils en sentent le besoin, parce qu’il faut en ressentir le besoin… C’est un outil qui peut être très très puissant et très très rapide. Pour moi, il n’y a pas de raison de s’en priver. Il y a des gens qui passent des années à aller voir à droite et à gauche pour se sentir mieux, et ça ne marche jamais. Là, il y a un outil qui fonctionne. C’était important pour moi, mais c’est scientifiquement prouvé aussi.
— Je suis désolée (rires) C’est bon. Désolée, on a eu une coupure…
— C’est pas grave. Ça arrive.
— Du coup, je vais te reposer la question, encore une fois…
Peux-tu convaincre les auditeurs, lecteurs, et ceux qui regardent la vidéo, de te contacter ?
— L’hypnose est un outil qui peut être très puissant et rapide, il peut aider pour énormément de choses donc pourquoi s’en priver ?
— Encore une fois, c’est percutant ! Et je vais t’embaucher pour ma com ! (rires) On n’a plus qu’à remercier ceux qui nous ont suivis, s’ils ont eu cette patience, parce que, franchement, toi tu étais intéressant, mais pour moi, ça a été compliqué !
Et les liens pour nous trouver… On peut nous trouver tous les deux facilement sur Google, et on va aussi rajouter des liens à la suite de la vidéo… Voilà. Merci à toi !!!
— Avec plaisir ! À bientôt !
— Ouais ! Salut ! (rires)
Pour retrouver Bertrand,
https://www.linkedin.com/in/bertrand-solves-9195bb329/
https://www.facebook.com/profile.php?id=61556606915877
Envie de plonger dans mon univers ? Retrouvez tous mes romans — thrillers, dystopies, romances et humour — directement dans ma boutique ou sur ma page Amazon. Livraison soignée, et chaque commande me soutient en tant qu’auteure indépendante.









Laisser un commentaire