Gwenn A. ELLE auteure hypersensible

Hypersensible, hyperémotive… et auteure. Le combo parfait ?

Mes chers Conseillers,

On me demande souvent d’où viennent mes histoires. Comment j’arrive à écrire des personnages aussi vrais, des émotions aussi palpables, des situations aussi intenses…

La réponse est simple : je les vis. Pas pour de vrai, rassurez-vous ! Je n’ai encore tué personne… Enfin, pas à ma connaissance !

Mais je rêve beaucoup (et cauchemarde parfois), même éveillée, et je ressens tout. Intensément. Parfois trop.

Une conversation qui peut sembler anodine peut me traverser pendant des jours. Tout comme un regard, une intonation, une injustice aperçue dans la rue… Tout ça s’accumule, infuse, et ressort sous forme de mots, de scènes, de personnages qui cherchent leur chemin dans mes histoires.

L’hypersensibilité, c’est mon moteur

Mes personnages vous semblent proches, authentiques ? C’est parce qu’ils portent mes doutes, mes peurs, mes élans. Cette femme qui cherche l’amour tout en se méfiant du monde dans Une Question Parfaite, je la connais de l’intérieur.

Cette façon qu’elle a de se méfier, de tout analyser, de se justifier, de vouloir avancer malgré tout… C’est moi. C’est vous aussi, peut-être ?

Dans mes romans d’âme et d’émotions, je parle des petites et grosses douleurs du quotidien, les silences lourds, les liens qui tiennent ou qui lâchent, et puis les belles émotions aussi ! L’amour, la joie, le rire…

Dans mes aventures et romans fantastiques ou futuristes, j’évoque la part de rêve, d’évasion, de mondes où tout est possible…

Dans mes textes humour et légèreté, j’use souvent d’autodérision. Rire de soi avant que les autres le fassent, mais aussi partager les pires moments de petites hontes qui ne tuent pas !

Et dans mes nouvelles adultes aussi cette hypersensibilité se retrouve. Même si, à l’instar des meurtres que je n’ai pas commis, les situations torrides que j’ai inventées ont rarement eu lieu. Parce que la sensualité, le désir, la vulnérabilité, la fièvre… C’est aussi de l’émotion, non ?

Des émotions donc, mais aussi mon sixième sens

Autant je suis parfois à la ramasse, et je suis dans mon monde, autant, je ressens, j’entends, je remarque ce qui échappe aux autres… Un geste, un sourire, sincère ou non, une intonation,…

Pas toujours. Pas parfaitement. Je ressens alors un malaise, ou à l’inverse du bien-être… Mais souvent, je perçois la noirceur chez des gens pourtant adulés, respectés, admirés. Une petite dissonance dans leur comportement. Une façon de sourire caressante. Une gentillesse qui sonne faux. L’hypersensibilité, c’est aussi percevoir au-delà des apparences ce que les autres ne voient pas. Ou ne veulent pas voir. Et à l’inverse, je perçois le rayonnement chez ceux qui distribuent leur énergie, leur beauté, leur bienveillance… Ils mettent du baume dans les vies de ceux qu’ils croisent.

Ce n’est pas, pour moi, de la magie, ou un fléau. Mais peut-être un don, qui porte son revers, puisque je vis aussi fort le beau que le dur.

Je ne crois pas forcément aux forces mystiques, comme nombre d’entre nous, même s’il m’arrive parfois de parler à ceux qui sont partis pour leur demander leur soutien.

Et l’empathie, liée, j’en suis persuadée, à l’hypersensibilité, est souvent confondue avec l’exacerbation des émotions tristes, quant à elles, liées à la dépression.

Et forcément, ça se retrouve dans mes histoires. Mes « méchants » ne sont jamais des caricatures — ils sont séduisants, convaincants, parfois même attachants. Parce que les vraies personnes toxiques le sont. C’est leur force. C’est ce qui les rend dangereux.

Tandis qu’à l’inverse, mes « gentils » sont lumineux…

Dans Une Question Parfaite, l’antagoniste principal n’est pas celui que l’on croit, mais plutôt l’homme respectable, l’ « ami » bien intégré, celui qu’on n’aurait pas soupçonné. C’est souvent comme ça dans la vraie vie aussi.

On m’a parfois dit que je ressentais trop. Que je voyais des choses qui n’existaient pas. Que j’exagérais.

J’aimerais bien ! Enfin, non ! Ça serait terrible ! Mais je me trompe rarement !

Je suis perpétuellement en quête de bonheur. Et j’ai envie de croire ce qu’on me présente. Mais la vie m’a malheureusement appris à faire confiance à mes perceptions.

C’est inconfortable parfois. Mais c’est aussi ce qui me permet d’écrire des histoires (presque) vraies.

L’hyperémotivité, mon carburant

Écrire une scène de tension me stresse beaucoup, écrire une scène tendre m’émeut vraiment. Écrire un personnage qui se sent seul me pèse très fort.

Ce n’est pas du cinéma par des mots, c’est juste ma façon de vivre, et d’écrire… Et je suis heureuse de vous les partager. Parce qu’elles n’existent que pour cela : vous faire vivre les émotions les plus folles.

Le revers de la médaille

Bien sûr, être hypersensible dans un monde qui zappe, qui privilégie l’efficacité à l’émotion, la productivité à la contemplation, la connexion virtuelle à la vraie présence… C’est épuisant.

Et j’en parle aussi parfois. De la solitude choisie ou subie à la technologie qui remplace l’humain, et de ce monde qui perd chaque jour un peu plus de son humanité.

Quoi qu’il en soit, même si c’est épuisant, merveilleux ou terrible, l’émotion n’est pas une faiblesse. C’est ce qui nous rend bons.

Et si vous êtes là, à me lire… c’est peut-être que vous comprenez ça aussi ?

À jeudi !

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Je suis

Gwenn A. Elle
Gwenn A. ELLE auteure

Auteure de thrillers psychologiques et romans sensibles. 11 livres publiés, une plume qui ne vous laissera pas indifférent.

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