
Pour la petite anecdote, Joël Hartmann a vu une de mes publications et s’est proposé de relire mon livre « Un chemin dans le chaos » au moment de sa sortie.
Et depuis, nous sommes restés en contact. Il s’est même chargé de la relecture d’autres de mes romans…
Alors quand il m’a appris qu’il venait en dédicaces à Lannion, j’ai immédiatement noté la date dans mon agenda.
Quand deux chemins se croisent dans le chaos
On est partis tous les deux dans une même direction : la fin de notre monde moderne.
Ma rencontre avec Joël Hartmann est née d’un mot commun : le Chaos. Si j’ai tracé pour vous Un chemin dans le chaos, une quête d’identité où l’espoir refuse de s’éteindre malgré l’excursion scolaire qui tourne au cauchemar, Joël, lui, nous confronte à la brutalité du Déclin.
Là où mon récit se veut plus « léger », comme une porte d’entrée pour les jeunes lecteurs vers la dystopie et la survie, une réflexion sur l’avenir et la protection de l’environnement, Joël Hartmann pose son regard d’expert (le monsieur a accessoirement un parcours d’électromécanicien et d’ingénieur !) sur un monde qui s’appuie sur la technologie et l’électricité.
Dans ces romans, Joël Hartmann n’est pas dans la science-fiction spectaculaire à la Hollywood. Son style, c’est le réalisme. Il raconte comment un foyer ordinaire bascule dans l’inimaginable à cause d’une défaillance. Il ne raconte pas la fin du monde, mais plutôt la fin de notre monde, celui du confort, du Wi-Fi et des supermarchés. Et puis l’après !

Ainsi, tandis que Joël corrigeait mon roman, j’ai commencé sa saga : Déclin 1 et 2. Et voici mon avis :
Dans ces deux tomes, nous ne sommes plus des spectateurs, mais des survivants.
L’histoire commence par une panne, une paralysie totale. Jean-Marie, le protagoniste, devient le témoin impuissant de l’effritement du tissu social. On suit sa famille dans une banlieue parisienne qui devient, jour après jour, un territoire hostile.
À travers le regard de Jean-Marie, nous vivons l’exode, la confrontation avec des pillards et l’anéantissement des lois. C’est une plongée dans les abîmes, où chaque choix a un prix. Mais au-delà de la survie elle-même, c’est la question de ce qui reste de l’âme qui est posée.
Ce qui rend Déclin si percutant, c’est l’absence d’artifice. Joël Hartmann décrit la fin de notre pays avec une modernité qui remue. Sa plume est précise, « pesante », souvent, et elle sonne juste. Mais elle sert un récit sombre : celui de l’anéantissement silencieux de notre civilisation moderne et assistée. C’est par exemple, le manque d’eau, le froid qui s’invite en hiver, la méfiance qui s’installe…
Pour développer un petit peu, sans spoiler, j’ai adoré prendre le temps de découvrir les différents lieux, l’évolution (héros, paysage, environnement), réfléchir à ce que je ferais moi, dans sa situation, ou dans la mienne… Parce que dans Déclin, Joël nous met face à notre propre vulnérabilité.
J’ai accompagné le héros dans ses douleurs, dans ses peines, ses angoisses et petites inquiétudes, j’ai été en colère aussi, et parfois heureuse pour lui…
Résiliences (tome 3), est apparemment moins sombre. J’imagine que l’espoir renaît. Je me le suis fait dédicacer par Joël ! Et je n’ai plus qu’à l’attaquer !
Une rencontre sous le signe de la résilience
Cette rencontre a été un moment fort au cours duquel nous sommes passés du chaos de nos pages à la réalité d’un échange entre passionnés.
Il m’a fait rire : il m’a avoué avoir lui-même des difficultés à choisir le nom de ses personnages… Comme je le dis souvent : « ils ne me l’ont pas dit, leur petit nom ! » Et pourtant ! Ils sont nombreux à avoir croisé sa plume dans les deux premiers tomes ! Que de patronymes à inventer !
J’ai plein de questions maintenant pour lui : a-t-il visité tous les lieux dont il parle ? Comment lui est venue l’idée de ce long périple ? A-t-il souffert des mésaventures de son personnage ? Peut-il me donner des réponses ? Mais je garderai certaines de ces questions pour moi. Parce que je tiens à lire la suite avant !
Et je me suis demandé comment se serait passée une rencontre entre nos deux héros ?
Je crois que Jean-Marie aurait pris mon héroïne sous son aile, comme il le faisait pour sa fille. Et elle, aurait aimé cet homme qui lui rappelait son père. Deux solitudes qui se reconnaissent dans le chaos.
Finalement, nos deux récits se rejoignent là : ce qu’il reste d’humain quand la lumière s’éteint.
NB : en cas de fin du monde, je relirai les deux premiers tomes afin d’assurer ma survie. Mais je prévoirai des cartes ! Parce que pour suivre le périple de son héros, mieux vaut être armé !
à jeudi !
Retrouvez Joël Hartmann sur le site de son éditeur MVO et sur Babélio (entre autres)
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