Début de ma dystopie : chaos et survie

Publié le 29.08.2024

Coucou mes chers Conseillers !

Je vous propose un petit texte pour terminer ce mois d’août avant le grand bilan de la rentrée… C’est le début de mon 6e livre, une dystopie. Mon héroïne a 17 ans et se retrouve témoin et actrice d’une catastrophe à laquelle elle devra survivre et s’adapter afin de retrouver sa famille…

Comme toujours je compte sur vos avis et vos conseils… Et je lui cherche aussi un titre !

Un monde futur proche, une dystopie

 

1

Trois semaines. Ça faisait tout juste trois semaines. Personne n’aurait pu prévoir ce qui allait arriver. Elle était en voyage scolaire, avec tous les autres élèves des classes de terminale de son lycée. Et en seulement quelques heures, tout avait basculé. La vie d’avant n’existait plus. Et s’ils ne savaient pas à quelle échelle le « black-out », comme ils l’appelaient, avait eu lieu, ils avaient vite compris que les choses étaient parties pour durer.

Ils avaient attendu les secours pendant des heures. Les heures s’étaient transformées en jours, puis en semaines. Et au bout de ces trois semaines d’angoisse, les choses avaient déjà tellement changé… Il n’y avait plus grand monde à sauver maintenant. Les blessés les plus graves n’avaient pas survécu et les survivants, choqués, s’étaient finalement faits à la situation. Certains s’étaient effondrés, mais d’autres, dont personne n’aurait soupçonné la force mentale, s’étaient rapidement relevés et avaient commencé à prendre les choses en main. Ils s’étaient adaptés.

 

2

Quand ils avaient senti les premières secousses, ils avaient d’abord cru qu’elles provenaient de l’aéroport ou du métro. Ils venaient de petites bourgades loin de la capitale, alors tout, pour eux, simples ruraux qu’ils étaient, les surprenait. Forcément, quand le sol s’était mis à vibrer et que les premiers grondements s’étaient faits entendre, ni les enfants, ni les adultes qui les accompagnaient, ne s’étaient inquiétés. La guide, cependant, avait automatiquement cessé ses explications, avait tendu l’oreille et écarquillé les yeux. Elle s’était excusée et s’était éloignée, afin de contacter ses collègues avec son talkie-walkie. La plupart des jeunes n’avaient pas encore réalisé qu’il se passait quelque chose de grave. Ils commençaient à chahuter. Mais les élèves les plus proches de la tête du groupe et les professeurs s’étaient dévisagés. En prêtant attention aux vibrations, qui ne cessaient pas, ceux-ci avaient compris que les tremblements dans le sol et dans les murs étaient anormaux.

La jeune guide était rapidement revenue et leur avait demandé de se diriger calmement vers la sortie. Les jeunes du fond n’avaient toujours pas compris la gravité de la situation et se félicitaient de quitter le musée qui les ennuyait. Mais elle, « la nouvelle », elle sentait que les choses allaient empirer. Et elle ne pensait qu’à son bébé.

 

3

À l’entrée du musée, les professeurs s’entretenaient avec le personnel du musée. « La nouvelle » sortit alors son téléphone, et tenta de joindre sa mère. Les appels ne passaient pas. Elle secoua machinalement son appareil en regardant autour d’elle. Les autres élèves se plaignaient de ne plus pouvoir accéder à leurs réseaux. Elle se rapprocha des professeurs et réalisa à quel point ils étaient inquiets. Elle entendait leurs conversations teintées d’inquiétude. Elle entendit les mots « bombardement », « attentat » et « accident nucléaire ». Les adultes avaient finalement pris la décision de rejoindre leur hôtel au plus vite afin d’évaluer la situation et d’organiser la suite des événements, et commençaient à regrouper les élèves pour sortir. Elle chercha sa professeure principale, celle avec laquelle elle avait le plus d’affinités, celle qui l’avait si bien soutenue au décès de son père, survenu au début de l’année, et lorsque sa mère avait perdu pied. Leurs regards se croisèrent. La professeure tenta de la rassurer en lui souriant, mais elle n’était pas dupe.

Les portes automatiques

s’ouvrirent devant eux. Les vibrations du sol ne faiblissaient pas. Le grondement semblait même s’intensifier. Le son était impressionnant. Le groupe sortit et, alors qu’il avait à peine progressé de quelques pas, le sol se mit à exploser, comme si des mines avaient été placées sous les trottoirs, sous les routes, sous les bâtiments… Partout ! Certains élèves se volatilisèrent soudain, expulsés par les explosions, d’autres, happés par les souffles des déflagrations, s’effondrèrent au sol, tandis que d’autres encore furent plus ou moins gravement blessés par des échardes de toutes tailles et de différentes matières. Un vent de panique s’abattit sur tous les êtres vivants qui se trouvaient dans la rue. Des chiens rompirent leur laisse, des cris fusèrent, et la plupart des gens se mirent à courir. Certains restèrent sidérés, sur place, tandis que de rares personnes cherchaient à aider les autres, attrapant ceux qui avaient été projetés au sol, du mieux qu’elles le pouvaient. Les explosions s’enchaînaient ici et là. Les voitures étaient éjectées dans les airs et retombaient parfois sur le dos, d’autres s’encastraient violemment les unes dans les autres. Il y avait du rouge, beaucoup de rouge… Dans chaque scène.

Le professeur

en tête du convoi entra finalement dans un bâtiment dont les portes étaient ouvertes et grimpa les escaliers de marbre jusqu’à l’étage, suivi par les élèves les plus rapides.

Quant à elle, elle était de ceux de l’arrière. Elle avait vu le champion de handball du lycée disparaître, soulevé dans les airs, et avait eu à peine le temps de se demander où son corps était retombé, lorsque des éclats avaient pulvérisé le visage de l’élève qui marchait le long des vitrines. Et lorsqu’elle avait voulu se mettre à courir, elle s’était écrasée contre le garçon qui se trouvait devant elle, tétanisé devant l’horreur de la situation. Elle l’avait contourné et secoué, et lui avait hurlé de courir. Et puis elle avait vu sa professeure tomber un peu plus loin et se faire piétiner par un homme en panique. Tous semblaient perdre la tête. Elle avait empoigné sa prof, l’avait fixée dans les yeux et lui avait crié qu’elle devait se relever, qu’il fallait y aller. Sa voix avait été couverte par le bruit des détonations et par les cris, mais la femme avait compris. Elles s’étaient mises à courir ensemble, en se tenant la main et avaient rattrapé le groupe dans les escaliers de marbre.

Un dernier coup d’œil en arrière lui avait indiqué que des feux avaient pris un peu partout, tandis que des bouches à incendies avaient sauté et arrosaient tout autour d’elles. Des cris fusaient de toutes parts. Le ciel devenait noir.

Voilà voilà ! Qu’en pensez-vous ? Avez-vous une idée de titre ? Aimez-vous les dystopies, ces histoires de fin du monde ?

Belle semaine et à jeudi !

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Une réponse à « Début de ma dystopie : chaos et survie »

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Je suis

Gwenn A. Elle
Gwenn A. ELLE auteure

Auteure de thrillers psychologiques et romans sensibles. 11 livres publiés, une plume qui ne vous laissera pas indifférent.

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