Livres enfance années 80

Hello mes chers Conseillers…

Aujourd’hui, je continue à vous présenter des livres de mon enfance, ceux des années 80, que j’ai aimés petite fille. Ceux dont je me souviens l’odeur, la couverture, les illustrations… Les premiers que j’ai lus…

J’écris depuis deux ans et demi.

Non pas parce que j’en ai toujours ressenti le besoin, mais parce qu’un jour, j’ai dû changer de voie professionnelle et que je me suis rendue compte que je pouvais le faire.
Et bien avant cela, il y avait les livres de mon enfance. Ceux que j’ai regardé d’abord, que j’ai ensuite déchiffré, et qui ont fait leur place dans ma mémoire en silence.
Ils ne me conduisaient pas vers l’écriture. Ils construisaient simplement un imaginaire. Le mien. Parce que j’ai commencé à écrire assez tard, mais mon univers, lui, était là depuis longtemps.

Ce qui est fou, c’est que je me souviens de tout, sauf des histoires !
Leur odeur, leur taille, leur couverture, le papier… et même, parfois, le logo de leur éditeur sont restés dans mes souvenirs !

Je suis sûre que vous aussi, vous vous souvenez de l’odeur de poussière désagréable, du craquement que l’on entendait en ouvrant les vieux ouvrages pour la première fois, du plaisir de les recevoir, même lorsque leur lecture vous était imposée…

Et si je me souviens de ces sensations, je me souviens surtout des émotions qu’ils me procuraient.

Et ces émotions passaient souvent par les images… J’ai toujours aimé les belles illustrations. Elles permettent d’entrer dans un monde sans effort. Et chacun peut s’imaginer la suite…

« Mes contes favoris » (chez Chantecler)

Ce livre était difficile. L’écriture manuscrite m’a accompagnée dans mon apprentissage de la lecture. Et elle résistait.
Je devais souvent déchiffrer, revenir en arrière, recommencer parfois… Pour comprendre les phrases.
Et les images… Je les trouvais tristes, et tellement belles…
La petite sirène avait les yeux clairs, comme aveugles, alors qu’elle avait simplement perdu sa voix !
Je crois que certaines histoires se terminaient mal. Ou peut-être est-ce seulement l’impression qu’elles me laissaient.
Mais je continuais à écouter les images…

« La Belle au bois dormant » illustré par Denise Chabot (Fernand Nathan)

Je ne me souviens pas du texte, mais uniquement des illustrations. Magnifiques, merveilleuses…
Elles contenaient quelque chose de grave et de fascinant. Une beauté inaccessible, presque silencieuse.
Chaque détail retenait mon attention… Je me suis toujours dit qu’un jour je tenterai d’en reproduire une… Mais je n’ai encore jamais tenté.

Et « les minicontes »

Ils étaient déjà trop simples pour moi. Mais cela n’avait aucune importance.
J’aimais les images. Les visages. Les postures. Les détails. La joie et les couleurs !
Et il me semble que les histoires, tristes à l’origine, s’y terminaient toujours bien…

J’ai commencé la collection rose, et les instituteurs ont imposé les lectures…

Le « Castor Grog et sa tribu » de Alberto Manzi

M’a marquée dans le sens où le castor construisait.
Bâtir, créer, faire apparaître quelque chose là où la vie était compliquée.
Ça me parlait énormément.
Et pourtant, je ne me souviens de rien d’autre !

Et puis, il y a eu la lenteur et la solitude : « L’enfant du dimanche » de Gudrun Mebs

Celui-ci est m’a marquée autrement. Je me souviens d’une atmosphère lente et triste. Et d’une image très précise : celle du chocolat chaud. Quelque chose de rassurant, malgré la solitude.
Pour une petite fille seule, ce livre était un compagnon.

Et j’ai eu de plus en plus de mal, à la bibliothèque où j’étais une « serial emprunteuse », à trouver de beaux livres illustrés contenant des histoires de mon âge Mais il y a tout de même eu des livres qui m’ont marquée.

L’ami imaginaire : « Histoire d’un Souricureuil » de Ted Allan

Je rêvais d’avoir mon propre souricureuil ! J’ai même creusé dans un mur en rêvant qu’il s’y manifesterait ! Alors que je savais pourtant que cet animal, hybride écureuil et souris n’existait pas !
Je rêvais donc d’un souricureuil. Pas comme d’un objet qu’on possède, mais comme d’un ami.
Et c’est avec ce livre que j’ai compris que les êtres vivants ne nous appartenaient pas, qu’ils nous accompagnaient seulement.
C’était une découverte douce et mélancolique à la fois.

Quant à « Façon de parler » de Yvan Pommaux

Il m’a profondément marquée. J’ai toujours aimé les expressions.
Dans ma famille, on jouait avec les mots. On explorait les dictons. On les détournait. Ma grand-tante, agrégée de français et de latin, m’avait transmis ce goût.
Et pourtant, elle était dure, voire impossible, à impressionner !
Ce livre ouvrait une porte. Une porte entre le passé et le présent, une porte qui permettait de se comprendre de manière imagée…

Je ne crois pas que ces livres m’aient donné envie d’écrire.
Mais ils m’ont appris à ressentir, à observer, à rester sage (comme les images)
Ils ont constitué une présence pour moi, des amis silencieux peut-être…
Et aujourd’hui encore, je sais que ce sont elles que je cherche à transmettre dans mes histoires : les images qui peuplent mon imagination…

Et vous ?
Quels livres de votre enfance sont restés, dans votre mémoire… ou dans vos sensations ?

à jeudi !

 

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Une réponse à « Ces livres des années 80 qui m’ont accompagnée 2 »

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Je suis

Gwenn A. Elle
Gwenn A. ELLE auteure

Auteure de thrillers psychologiques et romans sensibles. 11 livres publiés, une plume qui ne vous laissera pas indifférent.

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