Mes très chers Conseillers,
Aujourd’hui, je vous raconte la place de l’autoédition dans ma vie.
10 livres publiés en 2 ans, ce n’est pas un miracle, c’est de la discipline, une obsession, une capacité de travail…
Tout a commencé simplement.
J’ai commencé en publiant sur monBestSeller, un site hébergeur de livres numériques et de lecture en ligne gratuite. Et puis mes premiers écrits ont eu leur petit succès. Alors j’ai décidé de continuer.
Mais je ne savais pas à quoi m’attendre !
Je me suis alors investie de plus en plus afin de faire ma place dans le monde de l’écriture, puis de l’édition et des réseaux sociaux.
Créer une structure.
De fil en aiguille, j’ai créé mon site pour raconter mes démarches et mon évolution, pour aider (ou pas !) les nouveaux auteurs, pour créer un lien avec mes lecteurs, pour faire connaître mes histoires,…
Avant même d’avoir un seul follower !
C’était ambitieux et assez compliqué pour quelqu’un qui n’avait jamais créé de blog auparavant.
Puis j’ai créé mon entreprise pour avoir un peu de poids dans ce monde de dingues qu’est l’édition, pour avoir un statut officiel, et aussi cotiser pour ma retraite…
(Oui oui ! J’y crois encore ! Je suis utopiste et naïve !)
Et ça, ça a été facile : je me suis renseignée sur le net et j’ai décidé de mon statut en fonction de ma situation. Il n’y avait plus qu’à remplir les cases !
Apprendre, encore et toujours.
J’ai lu des conseils, pris des contacts pour répondre à mes questions, écouté des podcasts,…
Et enfin, créer mes réseaux…
Au début, j’ai fait de belles présentations et mises en scène rigolotes de mes livres…
(Elles sont sur ma chaine Youtube, sur Insta et sur Tik tok)
Avec la collaboration de mes enfants chéris !
C’était excellent d’un point de vue familial. Et original !
Mais chronophage.
Et personne ne les regardait.
Pas même les algorithmes !
Même encore maintenant, je suis sûre que vous n’imaginez pas le temps que je passe à faire mes petits montages photos et vidéos, les interviews avec Robin
(sur lesquelles je ne me trouve jamais assez belle : on dirait souvent que j’ai un balai mal placé !).
Alors j’ai commencé à m’intéresser au SEO…
Ce truc qui me fait hérisser les poils et arracher les cheveux que j’ai heureusement touffus !
Et j’ai passé des dimanches entiers, des semaines de vacances, et même des nuits à étudier !
Et bien sûr, j’ai écrit !
Ça a été un travail de longue haleine.
Un travail multi-tâches : découvrir les bases, puis se maintenir « à niveau », tester, abandonner et repartir…
Surtout en ce qui concerne la communication.
Ça implique également savoir se servir d’un pc et d’un traitement de texte… Imaginez : j’appréhende encore la pagination alors que je fais ma mise en page au fur et à mesure…
Et tout cela, en vérifiant constamment la cohérence de temps, de détails, etc…
Je pense par exemple à « Twilight » revu dernièrement… Les loups-garous déchirent leurs vêtements et reviennent pourtant en pantalon… Surprenant non ? Ah ah ah ! J’adore quand même !
Tout faire soi-même.
Je m’intéresse nécessairement à tous les volets concernant l’édition…
Mais comme je n’aime pas faire la com, je n’arrête pas d’écrire…
J’imagine que c’est une ruse mathématique : plus j’ai de livres à présenter et plus j’ai de chances que l’un d’eux soit remarqué !
Bon, ça n’est pas si simple que ça non plus !
Pour être honnête, je fuis mes responsabilités ! ^^
J’ai fait le choix de tout faire moi-même, et je suis fière du résultat !
Je m’épanouis dans cette aventure !
Veille, stratégie et décisions.
L’autoédition implique un travail de veille, d’apprentissage, de stratégie… Des domaines dans lesquels je suis loin d’exceller.
Je suis rapide.
Cependant, rapidité ne va pas forcément de paire avec facilité.
Il faut prendre des décisions, faire des prévisions…
Toujours se poser des questions :
« Que puis-je publier ? Quand ? Et de quelle manière ? »
Il est également primordial de se tenir au courant du fonctionnement des algorithmes et de ce qui est le mieux pour la visibilité et des outils.
Par exemple :
faut-il ajouter des hashtags ou pas ?
Nombreux ou pas ?
Comment convertir un texte ?
Où trouver des images, des musiques libres de droits ?
Quel format utiliser ?
Quels outils choisir ?
Gratuits ? Simples ? Efficaces ? Sans bug ?
Et puis d’autres questions surviennent alors :
qu’est-ce qui fonctionne ? Et pour combien de temps ?
(Les règles changent perpétuellement !)
Qu’est-ce que les gens veulent voir ?
Comment puis-je innover ?
Créer, c’est chercher.
Parce qu’il faut connaître les outils pour pouvoir les exploiter…
Vous me suivez ?
Je peux bien sûr répondre à ces questions…
Mais je crois que chacun doit trouver l’outil qui lui convient.
N’hésitez pas en tout cas ! Je serai toujours ravie d’échanger et de partager mes découvertes !
En gros, il faut constamment écrire, partout, et avancer dans mes histoires, rédiger mes articles (comme celui-ci) et préparer les publications adaptées à des réseaux tous différents,…
Et donc communiquer !
Tout en apprenant !
Et l’auto-correction ? Les relectures ?
Tout doit être correctement présenté.
Et au début, il est difficile de se positionner sur le ton, la manière, les illustrations, la routine à adopter…
Et ceci pour mes articles, pour mes pages sur les différents sites (Amazon, Libookin, Booknode,…), pour les présentations de mes livres, et pour toutes les autres publications…
Pour moi parler et écrire sans faute est important.
Si chacun s’exprime dans un langage qui lui est propre, plus personne n’est en mesure de communiquer clairement !
Et ceci d’autant plus lorsqu’on se prétend auteure…
Et malgré tout cela…
Je continue !
Parce que l’autoédition est l’aboutissement, ou du moins, une étape importante dans la vie des ouvrages.
Lorsque l’on souhaite les diffuser en tout cas.
Sinon, ils resteraient, terminés, bien au chaud dans un tiroir
(ou dans le pc !)
et dans ce cas, l’aventure s’arrêterait là.
Donc, l’autoédition n’est qu’une étape :
les livres commencent dorénavant leur propre chemin.
Alors, comment se passent mes journées ?
Lorsque je ne travaille pas à ma com, je les passe à rêver.
Je fais mes brouillons, je les organise…
Pour ne pas me retrouver avec des situations absurdes. Parce que parfois les intrigues tiennent la route, mais lorsqu’on réfléchit à la logistique, tout se casse la binette !
(cf « Twilight » ^^)
Et en parallèle, je raconte et je découvre mes histoires au fur et à mesure qu’elles se construisent !
Pour moi, c’est comme si je regardais un film, sur lequel je pourrais interférer…
Je vois des paysages, des personnages, des scènes…
J’entends des conversations et des sons…
Je ressens l’ambiance et la température…
Et en plus mes personnages n’ont pas de nom !
C’est donc encore une gymnastique de l’esprit à effectuer pour permettre au lecteur de s’y retrouver !
Alors ? Vous imaginez le boulot ?
La semaine prochaine, je vous confierai ce que cette expérience merveilleuse qui implique un investissement titanesque me coûte néanmoins d’un point de vue psychologique et humain.
A jeudi !
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