Nos vacances d’été 2025 : Belgique et Hollande !

On était logés à la frontière belge, avec l’idée de faire quelques excursions en Belgique et même jusqu’en Hollande.
Samedi, départ.
Le voyage commence fort : mon petit, malade, vomit partout dans la voiture… même sur la chienne ! Dix heures de route plus tard (pauses comprises), nous arrivons enfin, épuisés. Le monsieur de l’accueil se trompe et nous envoie à l’opposé du site pour trouver notre cottage. Cerise sur le gâteau : le logement n’est pas très propre et la porte d’entrée ferme mal. Résultat : on fait déjà venir le bricoleur de l’établissement.

Dimanche : première balade.
On se retrouve en Belgique sans même le faire exprès ! On se retrouve à Beaumont. Puis on rentre découvrir le site : une base de loisirs plutôt sympa.
Lundi : Bouillon.
Une très jolie ville, pleine de charme.

Mardi : piscine du complexe.
Journée détente.
Mercredi : Bruges.
On traverse la Belgique juste pour manger une gaufre à Bruges ! (Celle-là, on ne l’oubliera pas : elle était délicieuse.)


Jeudi : cap sur Amsterdam.
En route, j’ai eu une idée un peu folle : chercher une gare pour alléger le trajet. On a donc fait un détour par Bruxelles. Mais là, impossible de se repérer : pas de panneaux, aucune indication claire ni pour les quartiers ni pour les directions…
Résultat : malaise pour moi, faute d’avoir mangé. On s’est donc arrêtés pour des frites (honnêtement, pas aussi bonnes que les bretonnes !).
Ensuite, on s’est perdus dans un quartier franchement inquiétant, version glauque, avec trafiquants, camés, prostituées… et même des vitrines de femmes – que les deux grands ont remarquées, mais pas moi.
On a continué à chercher une autre gare, plus rassurante. On s’est encore égarés. Mais, à 17h, enfin, nous voilà devant le bon train : un Eurostar pour Amsterdam. Retour prévu à 21h26, arrivée à Bruxelles vers 23h30, puis deux heures de route pour rentrer en France.
Dans le train, j’ai dû interpeller plusieurs fois le contrôleur pour vérifier nos billets, et notre destination. Je devais changer de wagon à chaque fois en fonction de son emplacement à l’extérieur. Lui riait de me voir si perdue…

Mais bien sûr, rien n’est simple : un passager se met à fumer dans notre wagon → arrêt. Puis un deuxième → nouvel arrêt. De quoi nous faire craindre de rater la correspondance et de ne jamais arriver à Amsterdam. Ça faisait cher l’aventure, pour seulement deux petites heures sur place… et le contrôleur nous a finalement envoyés en première classe. On était biens là !
Finalement, nous arrivons ! Mais le temps est compté. À peine le temps de sortir de la gare : une foule immense était massée devant pour admirer les bateaux sur le canal. Alors, on a juste mangé un bout, et déjà il fallait repartir chercher notre train.

20 minutes auraient dû suffire pour trouver le quai. Mais non. Les infos Eurostar ne sont données qu’à un seul guichet, et on a raté notre train.
On a demandé autour de nous, une dizaine de fois, mais personne n’était d’accord sur les horaires ! Prochaine ouverture des guichets : 6h du matin.
Je n’ai même pas pleuré. On a tenté de s’installer sur un banc (avec des séparations qui empêchent de s’allonger), puis par terre, jambes bien repliées, assis, pour respecter la règle. Parce qu’ici, c’est clair : pas le droit de dormir ! Le moyen a fini par s’endormir malgré tout, le grand a somnolé.
Et à 1h du matin, nous voilà chassés comme des malpropres : un chef de la sécurité est même allé jusqu’à lever le pied comme s’il allait donner un coup à mon fils endormi. J’ai crié que c’étaient des enfants. Lui m’a hurlé dessus : « No sleeping ! No sleeping ! ».


On s’est donc retrouvés dehors, dans le froid.
Petit rappel : les nuits sont fraîches dans les pays nordiques… Ça expliquait pourquoi nos « collègues » sans-abris avaient déserté la gare. J’espère d’ailleurs qu’il existe des centres d’accueil pour eux.
Moi je croyais qu’on s’était fait virer à cause des pompes de mon moyen : comme il a attendu d’être en vacances pour découvrir que ses pieds avaient grandi, Il était en crocs ! Et toutes pourrites s’il vous plaît ! (2 tailles et demi en deux mois ! Est-il humain ? Sérieusement ?!)
Nous avons tenté de patienter sous un abri-bus, mais c’était glacial, et le temps s’écoulait trèèès lentement.
Alors on a bougé, mais autour du canal, le vent soufflait encore plus fort. Et là, j’ai craqué. J’ai pleuré. Tout ça pour une idée folle d’offrir un après-midi spécial à mes enfants… Quelle nuit !
À 2h45, j’étais désespérée :
– J’ai pensé aux enceintes des guichets (parfois accessibles avec une carte) ou même à l’enceinte d’un loueur de voitures, mais le veilleur m’a dissuadée d’un simple regard noir.
– J’ai envisagé les cabines de toilettes, dégoutantes mais abritées… sauf que j’avais peur qu’on y attrape une infection.
– J’étais même prête à louer une chambre à l’heure dans une love-room !
Finalement, miracle : je tombe sur une super nana et un adorable loueur de vélos devant son magasin. Lui me demande de raconter notre histoire, et elle m’explique qu’on peut aller au café où elle travaille, de l’autre côté de la gare. Si on prend un café, on peut rester au chaud jusqu’à la réouverture.
On s’y installe donc, et on tient bon jusqu’à 4h30, heure de fermeture du snack.
NB : il n’y avait pas de chocolat, donc j’ai pris des cappuccinos pour tout le monde… Note à moi-même : ne plus donner de cappuccino à mes petit… Il avait la patate après ça !
À 4h40, nous montons dans un train conseillé la veille par l’un de mes nombreux informateurs (pas toujours fiables, mais celui-là avait vu juste) sans être vraiment sûrs que nos billets sont toujours valables (mais ils l’étaient). Nous nous rapprochons enfin de la Belgique. Puis, à partir de 6h, nous trouvons une correspondance pour deux heures de trajet supplémentaires. On peut enfin fermer un peu les yeux… Mais encore un problème technique survient ! Serions-nous maudits ? Peu importe : on dort !

Enfin, nous arrivons à Bruxelles. Reste à retrouver notre parking. Et là, deux mauvaises surprises :
– Le tarif : 45 €.
– Ma carte bleue, plafonnée, bloquée. « C’est un prank ! », comme dit mon fils.
J’appelle l’interphone d’urgence. L’homme au bout du fil est d’une amabilité… déplorable. « Je ne vais tout de même pas vous laisser partir sous prétexte que vous n’avez pas d’argent ! » me lance-t-il, alors que je lui dis que j’ai du cash et même un chéquier. Il insiste : « C’est écrit partout qu’il faut payer par carte ! » Il me dit de trouver quelqu’un qui accepte de me faire confiance ! Mais il n’y a personne dans le parking, les gens partant à la journée.
Je pars donc chercher du renfort : un maréchal de la chaussée (si c’est bien ainsi qu’on les appelle là-bas) et sa collègue. Épuisée, je fonds en larmes en leur expliquant la situation. Ils me disent qu’il existe justement un bureau pour ce type de souci.
Un employé de ce bureau accepte finalement de nous aider… après un moment lunaire. Quand je sors mes 50 € en billets flambants neufs, il tend la main vers l’argent : « Ah mais j’ai 5 € moi ! »
Silence. Le gendarme le regarde, sidéré. Son collègue finit par lui expliquer qu’il doit payer avec sa carte en échange du cash. Il finit par comprendre, et règle la somme.
On le remercie chaleureusement, ainsi que les gendarmes, et on file enfin.
Retour : fatigue, stress, un ongle cassé (le pompon, bien évidemment !)… et des rires hystériques dans la voiture. On se promet : on ne reviendra plus jamais ! (« Il ne faut jamais dire jamais », dit une petite voix dans ma tête!)
Bilan
Des vacances décevantes, mais aussi pleines d’enseignements et de souvenirs inoubliables :
- En Belgique, les frites ne sont pas meilleures que les nôtres.
- Les gendarmes sont vraiment adorables.
- Nos sauveurs de la nuit à Amsterdam n’étaient pas hollandais, mais une Italienne et un Sud-Américain.
- Et en Hollande… tout le monde est immense !
Au-delà des galères, il reste une complicité à quatre, précieuse, merveilleuse… Mais la prochaine fois, je crois que j’organiserai un peu plus. J’ai passé l’âge des conneries… Non ?! Noooon !

Voilà voilà ! Alors ? Qu’en pensez-vous ? J’arrête ? Ah ah ! Bon, pour les nouvelles concernant mes projets, je vous annonce tout la semaine prochaine… Peut-être !
A très vite !
Retrouvez mes textes dans mon porte-folio et mes livres ici
Et pour remercier nos sauveurs de Hollande qui viendront me lire, voici ce récit en anglais (traduit par ChatGPT) :
A hectic holiday between Belgium and the Netherlands: our 2025 trip
Part 1 – Saturday to Sunday
We were staying near the Belgian border and had planned excursions in Belgium and even as far as the Netherlands!
On Saturday morning, our trip didn’t exactly start on the right foot: my little one, who gets carsick, threw up everywhere… even on the dog!
Great start, right?
After 10 exhausting hours on the road (including stops), we finally arrived. At check-in, the receptionist made a mistake and sent us to the complete opposite side of the site to find our cottage!
And when we finally got there… our accommodation wasn’t very clean, and the front door wouldn’t close properly. We had to call the handyman from the resort to fix it.
Sunday, first walk: without realizing it, we crossed the border and found ourselves in Belgium!
We ended up in Beaumont, where we chatted with the man at the tourist office.
Back at the site, we discovered the leisure base… not bad!
Part 2 – Monday to Wednesday
On Monday, we went to Bouillon. Very pretty!
Tuesday, we stayed at the resort’s swimming pool…
Wednesday, a waffle in Bruges!
Part 3 – Thursday: the crazy idea
On Thursday… departure for Amsterdam in the Netherlands!
I had a crazy idea on the way:
to look for a train station.
So we went to Brussels.
But there were no signs to find our way around, neither for the complexes in the city nor for other directions!
I had a fainting spell because of hunger.
So we ate fries (not as good as the Breton ones!).
Then we got lost in a sort of scary Barbès-like neighborhood, with traffickers, junkies, prostitutes, and others… where there was a station.
Apparently, we even walked down a street where ladies of the night were sitting in windows. The two older kids noticed. I didn’t.
Then we looked for another, safer station… and got lost again.
Finally, we found our destination at 5 p.m.!
A Eurostar train to Amsterdam. Return planned at 9:26 p.m., which meant back in Brussels at 11:30 p.m. (with a change of train), then another 2-hour drive to France.
The ticket inspector laughed because I had to call him several times to check our ticket while running from one train car to another depending on where he was outside!
I was lost and laughing my head off.
But then the train stopped: a man had smoked in our carriage!
Then a second smoker…
So we stopped again.
We weren’t sure anymore that we’d make our connection and actually get to Amsterdam!
Pretty expensive for an adventure… just to spend 2 hours there.
Oh right… I almost forgot: the ticket inspector sent us to first class!
We finally arrived! But there wasn’t much time left before our return train.
We couldn’t really leave the station. Well, barely. A huge crowd had gathered outside, watching the boats on the canal!
So we ate something and went looking for our train.
20 minutes should have been enough. But actually, no. With Eurostar trains, you can only get information at the Eurostar desk. And there’s just one in the whole station, which has at least 16 platforms!!!
Of course… we missed our train.
So we asked about ten people when the next one was.
But no one could answer. We had to wait until 6 a.m. for the desk to open.
Because of course, it was closed.
And so… I didn’t even cry.
We settled on a bench designed to prevent anyone from lying down, with partitions and everything!
And since we couldn’t really settle there, we sat on the floor instead.
But carefully, with our legs tucked in, staying upright, because lying down was forbidden.
No sleeping!
The middle one ended up falling asleep, the oldest dozed off.
And then we got kicked out like tramps! One of the “chiefs” of security even lifted his foot as if he were about to kick my sleeping son’s backside. I yelled that they were children, and he screamed back at me that there was no sleeping in the station: “No sleeping! No sleeping!”
They close the station at 1 a.m.!
And for the record, nights are chilly in northern countries.
That explained why our fellow local homeless people had vanished.
I just hope there are shelters that take over for them.
Part 4 – The night outside
I actually thought we got kicked out because of Robin’s shoes: since he waited until the holidays to discover that his feet had grown, he was wearing crocs! And all worn out, please. (Two and a half sizes in two months! Is he even human?!).
So we waited under a bus shelter. But it wasn’t very warm, and time went by sooooo slowly.
We got really cold, so we walked around.
But by the canal, the wind was blowing.
And then I cried.
I just wanted to give my children a crazy afternoon… and this was the result! What a night!
So I decided to find a place to settle.
At 2:45 a.m., I had looked for a bar but everything was closed.
I thought about the ticket hall areas, sometimes accessible with a card, and even a car rental enclosure, but the night guard discouraged me with a stern look.
The filthy cabin toilets, at least sheltered, were starting to tempt me… but I was afraid we’d catch a disease or an infection.
The bus shelters were drafty!..
I was even ready to rent an hourly love-room.
And finally, I came across a wonderful girl and a great guy in front of a bike shop.
She explained that we could go to the café where she works (at the other end of the station, which stayed open on that side!).
And if we ordered a coffee, we could stay there until the station reopened.
So we stayed warm until the café-snack closed at 4:30 a.m.
Then we tried the train that one of my many (contradictory) informants had told me about the night before, and by 4:40 a.m., we were heading back toward Belgium.
Then we found a connection for a 2-hour trip starting at 6 a.m.
Finally, we could sleep a little.
But of course… another technical problem this time.
Were we cursed?!
Still, we finally made it back to Brussels.
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