Publié le 06.03.2025
Bonjour mes très chers conseillers,
Je me suis (encore !) laissée rattraper par le temps ! Nous voici déjà jeudi et je n’ai rien d’autre à vous raconter que ma semaine de repos (suite à la précédente qui a été émotionnellement compliquée), deux anniversaires parmi mes enfants… Et mes corrections qui avancent lentement, mais sûrement !
Cette fois-ci, je ne m’étais pas du tout attachée à enjoliver mes phrases ou même à expliquer mes idées… J’avais simplement déroulé l’histoire et l’intrigue… Du coup, j’ai un boulot monstre derrière ! Mais j’aime beaucoup cette histoire ! Bon, je les aime toutes… Mais je vois ma progression et ça me plait.
Comme toujours, je n’ai rien à raconter, mais tant à vous dire… Ahahah ! Quelle bavarde !
Passons donc aux choses sérieuses ! Pour ceux qui découvrent « Chasseurs », mon 3e thriller, la première partie est accessible ici. La suivante est là. Et voici la suite inédite pour ceux qui n’auraient pas envie de se refaire les chapitres précédents…
L’adjudant vérifie les signes vitaux de la victime.
Le mono-galon se met à respirer plus fort.
— Ça va le faire ? C’est ton premier cadavre ? l’interroge le chef.
— Oui. Et oui, ça va le faire, acquiesce le gendarme. C’est juste que… Je suis préparé… Et je m’y attendais, mais… C’est vraiment pas beau à voir.
— OK. Évite juste de gerber. On a une belle scène de crime ici. À partir de maintenant, tu prends des photos de tout ce qu’on trouve. Il faut aller voir un peu plus loin.
Ils reprennent leur lente avancée et découvrent un second corps dans un talus, de face, une arme d’épaule au sol, auprès de lui. Son gilet orange fluo aux bandes phosphorescentes laisse apparaître un trou béant au niveau de l’abdomen.
Ils progressent encore, cherchant un troisième cadavre. Ils n’ont que peu de distance à parcourir avant de le trouver. Il baigne dans son sang. L’homme semble s’être traîné au sol, laissant de longues et larges traces écarlates sur le sentier, peut-être pour échapper à son assaillant. Il arbore une vilaine blessure à la jambe, « aux deux jambes plutôt, corrige l’enquêteur mentalement, on dirait qu’elles sont presque arrachées. »
La version de la femme se tient.
Il se dit en toute objectivité que les hommes peuvent effectivement s’être entre-tués… Pourtant, quelque chose l’interpelle. Quelque chose ne colle pas. C’est seulement son instinct qui le lui souffle, mais il a appris avec les années que celui-ci le trompait rarement.
Il observe autour de lui. Il manque la quatrième victime. Où se trouve-t-elle ?
Ils avancent sur une centaine de mètres sans rien remarquer et reviennent sur leurs pas, bredouilles.
— Retourne au parking et ouvre l’œil. Je te suis, déclare l’adjudant en avançant lentement.
En arrivant à la hauteur du premier corps, le jeune l’interpelle subitement :
— J’ai trouvé un autre cad… Ahhh ! hurle-t-il ensuite.
— Quoi ? Quoi ?! crie alors le chef, en courant vers lui.
Il s’inquiète soudain.
Se peut-il qu’il y ait un danger ? Merde ! Pourvu qu’il n’arrive rien. Il est responsable du gamin, bordel !
Il rejoint rapidement son collègue qui est sorti du chemin, peut-être pour vomir, ou juste pour respirer un peu…
— Il a bougé ! Il est vivant celui-là ! braille le gendarme en bondissant entre les ronces. J’ai vu une masse dans les broussailles, j’étais pas sûr… Et il a bougé ! Putain !
— Ok. Retourne au parking, appelle le CORG, demande des renforts, les secours pour le blessé, les TIC pour la scène de crime et l’Audi qui est à la Brigade. Ensuite, tu installes le périmètre de sécurité, procèdes au gel des lieux et condamnes les accès. Personne ne rentre, personne ne sort. Dépêche-toi ! Moi, j’avise le Procureur et le Commandant de Compagnie.
Il s’approche de l’homme à terre. Sa tête a abondamment saigné. Il semble s’être cogné sur une pierre de la taille d’un gros poing. Elle est maculée de son sang, et dépasse du sol, près de son crâne.
La victime ne bouge pas d’un poil. Sa poitrine ne se soulève pas. Il se penche sur le corps, en se demandant si son collègue n’a pas eu une hallucination, et entend alors un souffle faible. Le blessé est inconscient, mais il vit encore.
3
Les services hospitaliers sont débordés, comme toujours… La femme en rouge a dû attendre son tour. Et puis, enfin, elle a été emmenée dans une salle de soin. L’aide-soignante est sortie quelques minutes. Le binôme de gendarmes patiente dans le couloir. Ils bavardent en attendant de pouvoir rentrer au poste. Un homme passablement éméché vient d’arriver dans le service. Il accoste les femmes, qu’elles soient en blouse ou pas et les insulte lorsqu’elles l’ignorent. Soudain, il repère les deux agents et les prend à partie en passant devant eux. Bien sûr, ils restent calmes tandis que l’autre continue ses provocations, espérant, selon ses dires, qu’ils commettent une faute.
Mais ils ont l’habitude et se disent que le soûlard a déjà assez de problèmes comme ça au vu du bandage qu’il porte sur la tête. L’un d’entre eux lui propose un petit passage au poste dès qu’il sera remis pour débattre de ses idées à leur sujet. L’autre gonfle le torse et s’éloigne dans le couloir à la recherche d’un nouveau public pour son jeu d’acteur. Les deux collègues soupirent. Leur métier est parfois pesant.
L’aide-soignante revient, leur sourit et entre dans la salle de soin. Mais elle en ressort aussitôt :
— Où est la patiente ? interroge-t-elle le binôme.
Les agents des forces de l’ordre se regardent, éberlués, avant de se précipiter dans la pièce. Vide.
La femme a disparu.
Voili voilou ! Dites-moi ? Vous en pensez quoi ?
Bonne semaine à tous et à jeudi !
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