Publié le 10.12.2023
Toujours à la découverte de ce monde mystérieux qu’est celui de l’écriture, je me retrouve aujourd’hui à la conquête de celui de l’autoédition ! Forcément, je me heurte à de nouvelles questions (problématiques) bien compliquées.
Laissez-moi vous expliquer. Mon livre Fantasmes et contes sans fée propose au lecteur de vivre différentes situations érotiques à travers 8 nouvelles débordantes de passion. Mon but était de réussir l’exercice ardu d’écrire des histoires érotiques passionnées pleines d’émotion.
J’aurais pu tourner autour du pot, chercher des justifications, faire de la poésie, éviter les descriptions,… Mais j’ai préféré être claire, précise, délicate malgré tout, et j’ai essayé de donner au lecteur ce que je suppose qu’il aime lire.
Parce que si mes histoires doivent d’abord me plaire, elles doivent également conquérir mon lectorat ! J’ai compris que mes lecteurs attendent de vraies histoires (pas uniquement des scènes chaudes), qui les fassent rêver, et les transportent jusqu’à la jouissance.
Aujourd’hui donc, je suis en pleine réflexion : lorsqu’un livre contient des scènes érotiques explicites, l’auteur se doit de le signaler. D’accord. Mais cela ne me révèle pas sur quels critères je dois classer mon livre ! Ni comment en déterminer le genre !
Alors, voici mes épineuses questions ;
Que dois-je faire de mon livre ? Où le classer ? Dans quelle rubrique ?
C’est un fait : chacun a son idée de ce qui entre dans le cadre de la pornographie et dans celui de l’érotisme. De même, entre les deux, chacun place ses propres limites. L’enjeu est donc de réussir à faire de scènes chaudes, voire pornographiques, de la littérature, mais également à savoir déterminer le genre auquel ces textes appartiennent !
D’un côté, les moins de dix-huit ans ne sont pas autorisés à accéder à certaines rubriques (même si la plupart ont déjà bravé cette interdiction), de l’autre, les esprits chastes répugnent à tomber sur une scène à laquelle ils ne seraient pas préparés ! Il faut donc que le lecteur soit averti.
Il est reconnu que l’érotisme a plus d’intérêt quand il s’inscrit dans d’autres genres. Et cela ne facilite pas la tâche du classement ! Comment ranger les textes si ceux-ci ne contiennent que quelques scènes ? Classer un texte dans le genre érotique uniquement pour quelques passages osés est une erreur. Si ce texte est avant tout un polar ou de la science-fiction, non seulement, il n’y serait pas à sa place, mais, de plus, ce mode de classement ôterait tout effet de surprise !
C’est d’ailleurs exactement le même problème pour tous les genres. Faudrait-il classer un texte dans la catégorie action quand il n’y a que quelques scènes, même très violentes ?
Si les scènes torrides ne servent qu’à agrémenter ou à pimenter des histoires… En classant le texte dans le genre érotique, on rate des lecteurs qui auraient pu être conquis ! Et l’on court le risque de décevoir un public qui y trouvera trop peu de stimulation.
La littérature érotique évolue au fil du temps. Et il existe aujourd’hui de nombreuses catégories de « romans érotiques » : romance contemporaine, new romance, littérature LGBT, libertin…
Mais quels sont leurs critères de classement ?
Le new adult par exemple est parfois hot, parsemé de scènes très explicites !
Mais attention ! Le lecteur est exigeant : il veut le beurre, l’argent du beurre, et même le cul de la crémière. Il ne se laissera pas embobiner si le texte ne rentre pas dans le cadre de ce qu’il cherche !
Cependant, si le lecteur a autant de choix en ce qui concerne le genre érotique, c’est sans doute qu’il y a un « besoin » à combler. La littérature érotique a donc de beaux jours devant elle !
Mais moi, j’ai d’autres genres à explorer !
A très vite !
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